CHRONIQUE - Pour en finir avec le cinéma - Dargaud par geraldine le 06/10/2011

Prix neuf :
19.95 €
En librairie le :
09/09/2011
Pas mal
Scénario
Christian Hincker Blutch
Dessin :
Christian Hincker Blutch
Série :
Pour en finir avec le cinéma
Éditeur :
Dargaud
Format :
28,5 x 21,0 cm, 82 pages, Noir et blanc
Thème(s) :
dargaud , Blutch

La chronique en bref

Butch répond à sa manière sur les questions que nous nous posons sur le cinéma.

La présentation des éditions Dargaud :

Qu'est-ce que le cinéma ? Quel effet nous fait-il ? Pourquoi l'aimons-nous? Autant de questions auxquelles Blutch répond à sa manière – profonde, humble et réfléchie –, puisant dans sa prodigieuse culture et, surtout, dans sa très grande science de raconteur de bande dessinée. Il évoque ainsi Burt Lancaster, Jean Gabin, Michel Piccoli, Luchino Visconti, Claudia Cardinale, Tarzan, Psychose... Tout autant essai graphique que bande dessinée ultime rêverie et fantasme sur l'autre art de la narration par l'image, Pour en finir avec le cinéma signe l'arrivée chez Dargaud d'un maître incontesté de la bande dessinée d'aujourd'hui.

La chronique de Géraldine :

Le dernier livre de Blutch m’a remuée, il m’a littéralement fait chavirer. Je ne saurais dire si j’étais émue, si j’ai été touchée en plein cœur ou si j’ai été...heurtée.

Je ressens après la lecture de «Pour en finir avec le cinéma», comme une sorte d’état d’ivresse. Les choses sont très confuses dans mon esprit. Je ne sais plus très bien si j’ai aimé, je ne suis d’ailleurs pas sure d’avoir tout compris.
Je ne chercherais d’ailleurs pas à échanger avec Blutch sur le Septième Art, j’ai bien vu, de mes yeux, vu, dans ces pages, ce qu’il advenait des femmes qui se risquaient à discuter avec lui du cinéma. Je ne souhaite pas connaître le même sort.

J’ai aimé le regard nostalgique et plein d’affection de Blutch sur le cinéma, sur ces monstres sacrés qu’étaient Paul Newman, Burk Lancaster, ou encore Michel Piccoli. J’ai adoré son style graphique, ses dessins encrés comme pris sur le vif, ses filtres de couleurs traduisant des ambiances aussi glauques que séduisantes. En revanche, les humeurs épileptiques de son propre personnage m’ont quelque peu déstabilisée, allant presque jusqu’à contrarier le sens de ma lecture.

Il n’est pas évident de remettre cette bande dessinée entre toutes les mains. A mi-chemin entre le monologue et la rétrospective cinématographique, je ne saurais personnellement, à qui conseiller cette œuvre pour le moins décalée. Voici une bande dessinée sur le cinéma qui mériterait une analyse filmique...

Votre chroniqueur

L'échelle des humeurs du mouton